Je ne savais pas trop à quoi m'attendre pour cette deuxième journée de conférences. Tous les présentateurs vedettes étaient déjà passés et les sujets proposés semblaient s'éloigner du logiciel.
La journée a encore commencé par un double déjeuner (6h et 8h). Il faut bien que je remplisse le t-shirt médium non? Le premier présentateur fut Dan Nunan sur la simplicité et le marketing. L'idée: avoir un produit simple pour éviter des maux de tête aux consommateurs. Ce fut une bonne présentation, mais sans plus. Ensuite, Matt Mason, un ancien DJ de radio pirate de Londres, est venu proposer que le piratage à des effets bénéfiques, dont l'accélération de l'innovation. Contrairement aux entrepreneurs, les pirates cherchent des opportunités en dehors des marchés connues, là où les règles sont floues. Ils sont, en quelque sorte, un signal du marché qui indique une faille du système actuel. Il croit aussi que de permettre de copier et de modifier un produit stimulent le progrès et l'innovation. Son conseil: compétitionner avec les pirates sur leur terrain au lieu de les combattre (Radiohead!).
Après une brève pause, Rick Chapman est venu parler de SaaS (Software as a Service). Selon lui, c'est le futur du logiciel. J'étais déjà convaincu, je le suis encore plus! Après le lunch, Jennifer Aaker, a présenté sa vision du 'branding'. J'étais un peu septique au départ, mais elle m'a vite fait réaliser l'importance que le 'branding' a sur la relation entre le client et la compagnie. Par exemple, chaque compagnie est vu différemment par les consommateurs. Elles ont des personalités et selon sa personnalité, les attentes des clients seront différentes. Par exemple, une compagnie sérieuse ne peut pas envoyer un email drôle à ses clients sans en froisser quelques-uns. Par contre, une compagnie plus jeune peut le faire sans craintes. La personnalité (le branding) de la compagnie joue donc un rôle critique dans ses relations avec ses clients. Et moi qui pensait qu'il ne fallait qu'un excellent produit...fascinant!
J'étais encore sous le choc quand Hugh MacLeod est entré en scène. Il nous a raconté, à travers plusieurs histoires, cartoons et anecdotes technologiques, les histoires d'un tailleur anglais et d'un vignoble sud africain avec lesquels il a travaillé. Dans les deux cas, avec un aucun investissement en marketing, il a réussi à accroître leurs ventes d'une manière incroyable. Comment? L'audience attend. Il raconte, divague, digresse...on a peine à le suivre...mais il converge...la clé? Kula, l'objet social. Il faut donner à son produit un aspect social pour qu'il alimente des discussions et engendre des relations. Le reste...c'est de l'anthropologie. Est-ce qu'il est fou? ou est-ce un génie? L'audience est ambivalente...je suis ébahis.
Enfin, Jeff Pfeffer, un professeur de Standford, nous a expliqué pourquoi on ne fait pas toujours ce qu'on sait être la meilleure chose à faire. Le manque de courage, la peur et la pression sont quelques-unes des raisons. Après nous avoir expliqué comment concilier nos actions avec nos connaissances, il nous a demandé: "Now that you have heard all those speakers and learned a lot, what will you do different? If you do nothing different, you have wasted your time!"
Fair enough...

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